Voilà la Une du dernier numéro de L’Oiseau Mag, l’excellente revue de la Ligue (française) pour la Protection des Oiseaux (LPO). Au Zimbabwe, un éléphant gît sans vie sur le sol craquelé de la savane asséchée. Ses défenses ont disparu. Les rangers n’ont plus aucun doute, les braconniers ont à nouveau frappé. Le sang a coagulé et les plaies béantes se sont rétractées. Les meurtriers sont bien loin et l’ivoire est certainement déjà vendu comme poudre miracle sur le marché de la médecine traditionnelle asiatique. Dès demain, les médias relaieront l’information… mais parleront-ils des 219 vautours qui ont péri en goûtant à la carcasse empoisonnée ?

Cet excellent dossier fort complet nous apprend ainsi que huit vautours africains sont en difficulté. Le vautour africain est ainsi en danger critique d’extinction : le déclin est de -90 %. Le vautour chassefiente est à -92% de ses effectifs, soit en danger aussi. Et que dire du vautour de Rüppell qui est – avec -97% – en danger critique d’extinction. Idem pour le vautour charognard (-83%), le vautour à tête blanche (-90%) et le vautour oricou (-80%).

Quant au gypaète barbu, il voit sa population globale diminuer de 30%. Il est lui aussi clairement en danger. Tout comme le vautour percnoptère (-90%).

L’empoisonnement est sans doute la plus grande menace pour la survie des vautours en Afrique. En moyenne, l’empoisonnement d’un éléphant entraîne la mort de 130 vautours. Sur le continent africain, l’élevage est bien souvent le gagne-pain des communautés locales, dont l’ennemi premier demeure les prédateurs sauvages qui s’attaquent aux troupeaux. En représailles, certains éleveurs disséminent des appâts empoisonnés et provoquent une réaction en chaîne au sein de la communauté de charognards. Et en plus, les empoisonnements qui ont eu lieu ces dernières années sont, pour la plupart, associés à des carcasses d’éléphants braconnés pour leurs défenses.

Un dossier hallucinant, inquiétant et terrible à lire en entier dans L’Oiseau Mag.

Soutenez les vautours !

En 2007, Kerri Wolter (une jeune femme sud-africaine passionnée par les vautours) décide d’agir. Elle crée VulPro, une ONG sud-africaine dédiée à la protection des vautours, et plus particulièrement à celle des vautours chassefiente, qui sont endémiques d’Afrique australe. Rapidement, Kerri a réussi à mettre en place un programme pluridisciplinaire, qui mène des actions concrètes pour la protection des vautours en Afrique australe, mais qui se veut aussi scientifique et éducatif.

Si vous aussi, vous souhaitez aider Kerri Wolter et le Zimbabwe dans leurs actions, contactez Vulpro et le Victoria Falls Wildlife Trust ou encore l’organisation ARE – Avec les Rangers de l’Espoir (elsabussiere@gmail.com).

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