Au quatrième siècle avant Jésus-Christ, avant que bien d’autres y aient prêté grande attention, Aristote pensa qu’on pourrait classer les animaux selon la façon dont ils se reproduisent et selon qu’ils ont ou non du sang rouge. Alors que la zoologie accomplissait de grands progrès aux dix-septième et dix-huitième siècles, un tel système s’avéra tout à fait inadéquat et des méthodes différentes ne firent guère qu’ajouter à la confusion.

En 1735, Carl von Linné, le naturaliste suédois, publia son Système de la Nature, la base de la méthode que nous utilisons encore aujourd’hui. En 1758, il mit au point une nomenclature qui concernait 4.400 espèces d’animaux. Cinq ans plus tôt, il avait fait la même chose pour 7.700 espèces de plantes.

La nomenclature binomiale

Le système établit la classification en partant du plus grand – pour les oiseaux c’est Animalia – pour aller jusqu’au plus petit, c’est-à-dire une espèce particulière. Dans ce système basé sur la nomenclature binomiale, on donne à chaque espèce une appellation latine en deux parties.

La première partie de cette appellation scientifique indique le genre ou le groupe auquel l’espèce appartient, tandis que la seconde identifie l’espèce elle-même. Ainsi, les noms Spizella passerina et Spizella arbora révèlent que le bruant familier et le bruant hudsonien sont deux espèces très proches tandis que le bruant chanteur (Melospiza melodia) appartient à un genre différent. Leur nom en français – ou pire encore, leur nom vernaculaire, qui peut varier d’une région à l’autre – ne donne pas la même précision.

Le système binomial permet aussi à une sous-espèce d’être désignée par un troisième terme; par exemple le bruant familier d’Orient (Spizella passerina passerina).

Si vous prenez des notes, l’usage est d’écrire le nom scientifique en italiques et la première lettre du genre en capitale. Quand il est indiqué à côté du nom courant, le nom scientifique est généralement écrit en seconde position et mis entre parenthèses.

Rouge-queue-light

Quand on présente une liste d’espèces, tous les noms répertoriés après le premier peuvent avoir leur genre écrit en abrégé. Par exemple Phoenicurus ochruros, P. phoenicurus et P. moussieri pour le rouge-queue noir, le rouge-queue à front blanc et le rouge-queue de Moussier.

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Source : « 101 règles d’or pour observer les oiseaux » – Editions Le Courrier du Livre

Nature Corner vous partage régulièrement toutes les bonnes raisons de Marcus Schneck pour être ornithologue. Vous retrouverez donc régulièrement – ici, sur notre blog – des articles tirés de son livre.

Nous remercions la maison d’édition Le Courrier du Livre (Groupe Trédaniel) de nous avoir autorisé à partager avec vous des pages de ce livre, rempli de conseils pratiques, d’anecdotes amusantes, …

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