Une étude réalisée en 2015 par Justine A. Kummer et Erin M. Bayne du Département des Sciences Biologiques de l’Université d’Alberta (Canada) vient de paraître dans le volume 10 de la revue « Avian Conservation & Ecology » sur « les effets des mangeoires sur les collisions d’oiseaux avec les fenêtres de maisons ». En voici le résumé.

Le fait de nourrir les oiseaux sauvages crée un lien important entre les propriétaires de maisons et la conservation. Toutefois, les effets des mangeoires sur les oiseaux et les effets quant au fait de les nourrir à l’année n’ont pas été approfondis, surtout en ce qui concerne les collisions d’oiseaux avec les fenêtres.

Ce qui a été déterminé, ce sont les effets de la présence et de l’emplacement de mangeoires sur les collisions d’oiseaux avec les fenêtres de maisons. Des essais appariés d’une durée d’un mois, au cours desquels une mangeoire était soit présente, soit absente pour le mois, puis était soit désinstallée, soit installée pour le mois suivant, ont été réalisés à 55 fenêtres de 43 maisons. Lors de chaque essai, nous avons demandé aux propriétaires de vérifier quotidiennement la présence d’un indice de collision d’un oiseau avec la fenêtre à l’étude.

Dans le cadre de cette recherche, 51 collisions avec une fenêtre sont survenues lorsqu’il n’y avait pas de mangeoires et 94 lorsqu’une mangeoire était installée. La saison de l’essai s’est révélée être la meilleure variable explicative des collisions d’oiseaux avec les fenêtres. Le plus grand nombre de collisions est survenu au cours de la migration automnale, tandis que le plus faible nombre a été observé durant les mois d’hiver. Aucune collision ne s’est produite à 26 fenêtres de l’étude. Nous avons obtenu une variance élevée du nombre de collisions à différentes maisons et ce résultat indique que les effets des mangeoires sont dépendants du contexte. Il est possible de modifier le moment de l’installation des mangeoires, la période durant laquelle celles-ci sont installées et leur emplacement afin de réduire le taux de collisions, mais cette possibilité ne représente qu’un facteur parmi de nombreux autres qui influent sur le fait qu’une maison sera susceptible d’entraîner des collisions d’oiseaux avec les fenêtres ou non.

Notre commentaire :

Souvent, les gens, dans un but tout à fait louable d’aider les oiseaux, et aussi de pouvoir les observer de leur maison, placent les mangeoires près des fenêtres. Lorsque les oiseaux à la mangeoire sont effrayés par une cause quelconque (prédateur comme l’Epervier, effet de groupe, chat…) ils partent dans tous les sens et c’est la collision fatale. Un conseil : ne placez pas vos mangeoires trop près des fenêtres. Dix à quinze mètres nous paraît être un minimum.

Source : Géry van der Kelen – Article publié dans L’Homme & l’Oiseau – 1er trimestre 2016

 

Share on Facebook6Share on Google+0Tweet about this on TwitterPin on Pinterest0Share on LinkedIn0Email this to someone