Bien sûr une grande partie de l’observation des oiseaux est une affaire de chance : il faut se trouver au bon endroit, au bon moment. Nombreux sont ceux qui sont inséparables de leurs fétiches : leur chapeau, leur paire de bottes et leurs jumelles porte-bonheur, en un mot tout ce qui est lié à leur activité et est associé aux caprices de la chance.

Parlez à n’importe quel ornithologue n’importe où, il ne manquera pas de faire allusion au « coup de pot » qui lui a permis de regarder juste au bon endroit pour cocher une autre espèce sur sa liste, ou d’apercevoir l’espèce rare qui l’avait obligé à rouler pendant des heures en voiture afin de la voir.

Sur internet, vous trouverez plus d’un blogger qui signale le caractère fantasque du dieu de l’ornithologie : il donne d’une main, il enlève de l’autre – ce qui arrive le plus souvent. La chance n’a-t-elle pas tendance à conduire un ornithologue sur un site exceptionnel juste après que l’oiseau rare s’est envolé ?

Tout est dans votre esprit

Le psychologue Richard Wiseman a passé des années à étudier la chance. Dans son ouvrage Le Facteur Chance, il démontre que tous les types de chance sont le résultat d’habitudes qui peuvent être évaluées, définies et souvent modifiées.

Par exemple, les gens qui ont de la chance ont tendance à être plus extravertis et conscients, ce qui leur procure naturellement beaucoup plus d’occasions d’être favorisés par la chance. Ils sont également prêts à tourner à leur avantage tout ce qui se présente. De plus, ces gens voient plutôt le verre à demi plein qu’à demi vide, ce qui peut les aider à remarquer le caractère positif de la chance là où d’autres pourraient remarquer seulement son caractère négatif.

Un ornithologue chanceux

Si on excepte des circonstances telles que les conditions météorologiques, on peut dire que les ornithologues créent leur propre chance. On peut prendre en compte l’opinion de Thomas Jefferson : « Je crois beaucoup à la chance, et je m’aperçois que plus je travaille dur, plus j’ai de la chance ».

Dfour-leaf-clover-19776_1920-lightans le monde des ornithologues, pour observer les oiseaux, la chance sourit le plus souvent et le plus régulièrement à ceux qui, tout en prenant leur temps, font l’effort de se poster au bon endroit, au bon moment, se mettent dans la bonne disposition d’esprit et emportent l’équipement approprié pour tirer le meilleur parti de la situation.
Cependant, il y a des moments où même les plus optimistes d’entre nous peuvent trouver une consolation dans les propos du poète Jean Cocteau : « Bien sûr que je crois à la chance. Comment expliquer autrement le succès de certaines personnes que vous détestez ? »

Trouver un trèfle à quatre feuilles n’est pas aussi difficile qu’on pourrait le croire. De même, les ornithologues qui ont le plus de chance sont plutôt les personnes les plus patientes et les mieux informées.

101-regles-observer-oiseauxSource : « 101 règles d’or pour observer les oiseaux » – Editions Le Courrier du Livre

Nature Corner vous partage régulièrement toutes les bonnes raisons de Marcus Schneck pour être ornithologue. Vous retrouverez donc régulièrement – ici, sur notre blog – des articles tirés de son livre.

Nous remercions la maison d’édition Le Courrier du Livre (Groupe Trédaniel) de nous avoir autorisé à partager avec vous des pages de ce livre, rempli de conseils pratiques, d’anecdotes amusantes, …

 

 

Share on Facebook5Share on Google+0Tweet about this on TwitterPin on Pinterest0Share on LinkedIn0Email this to someone