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Premier congrès mondial sur les baleines à bosse

LOGO_HWWC_2015Nous sommes peu nombreux à le savoir chez nous. Notre bureau Nature Corner à  Antananarivo (Madagascar) nous fait part d’une grande première mondiale. Les baleines à bosse vont retenir toute l’attention des milliers de passionnés de la nature marine, des scientifiques et des défenseurs des cétacés. Le premier congrès mondial sur les baleines à bosse, organisé par l’Association Cétamada, aura lieu à Madagascar dès ce 29 juin jusqu’au 3 juillet prochain. Pour ceux qui veulent faire le voyage ! (:-)), le rendez-vous est sur l’île Sainte-Marie à Madagascar.

100 participants scientifiques spécialistes des baleines à bosse sont attendus à Sainte Marie à l’occasion de ce premier Congrès (« HWWC = Humpback Whale World Congress).

Les stars des eaux de l’île Sainte-Marie

Outre les plages paradisiaques digne des plus fabuleux des rêves, l’île Sainte-Marie est réputée pour ses visiteurs saisonniers : les baleines à bosse. Ces cétacés géants sont des espèces migratrices, qui alternent zones nourrissages et zones de reproductions. Ils remontent l’océan Antarctique et l’océan Indien chaque année en hiver austral et prennent la destination du canal de Sainte Marie; C’est l’endroit idéal pour se reproduire et pour mettre bas.

En effet, la température ambiante de l’eau, aux environs de 20°C même en hiver, sa profondeur qui n’excède pas les 200 mètres et surtout l’absence de prédateurs (requins et orques) sont des conditions plus que favorables à la survie des baleineaux à leur naissance.

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Congrès mondial : rencontres au sommet pour la protection des baleines à bosse

Pour la première fois, un congrès sera consacré exclusivement aux baleines à bosse. Certes, des rencontres internationales ont déjà eu lieu auparavant, mais elles étaient focalisées sur les mammifères marins en général. Ainsi, cette année, les efforts de conservation et d’information sur les baleines à bosse dans leur site de reproduction et de nourrissage prennent tous leurs sens en mettant sur pied un atelier d’échange entre les scientifiques et le reste du monde.

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Des efforts, qui grâce à des mesures de conservation, ont déjà porté leur fruit. En effet, des dispositifs ont déjà été mis en place pour conserver ces mégaptères. D’abord, le moratoire établi par la Commission baleinière internationale (CBI) depuis 1986 a permis la restauration de la population de l’espèce Megaptera novaeangliae.

Ensuite, l’océan Indien et le canal de Sainte-Marie ont été classés « sanctuaires pour les baleines à bosse », c’est à dire, que la chasse baleinière y est interdite. Enfin, l’océan austral, la zone de nourrissage de ¾ des baleines du monde est interdit de « chasse scientifique ».

«  Baleine à bosse, un levier de conservation et de développement »

La devise du Congrès mondial pour les baleines à bosse (HWWC 2015) est un rappel de l’utilité de protéger les baleines à bosse. Vu que, s’informer et conserver les baleines à bosse est aussi apprendre et défendre leur niche écologique (leur milieu de vie, leur alimentation, leur mode de vie…)

Les mammifères marins sont les animaux fétiches de l’Association Cétamada (Cétacés de Madagascar) depuis 2008. Le mouvement vise à mettre en place un système d’écotourisme durable et scientifique sur les côtes et les îles de Madagascar. Elle mène ses activités notamment à Sainte-Marie, une île très touristique qui vend le « whale watching » ou l’observation des baleines par les touristes ! Une observation règlementée des baleines qui n’exerce aucune pression sur l’espèce et attire beaucoup de touristes : un exemple de tourisme durable. Toutefois, l’aspect luxueux des hôtels accentue le fossé entre l’opulence, exclusivement étrangère, implantée dans l’île et le niveau de vie des Saints-Mariens. Ces derniers ne recevant pas ou très peu d’avantages des baleines. Mais la tradition du festival des baleines promet d’être différente cette année avec l’arrivée de nombreux touristes pour le congrès. Peut-être enfin une opportunité qui s’ouvre aux Saint-Mariens en vue de tirer profit de sa richesse marine autrement.

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Copyright : les photos sont de l’association Cétamada.

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