La transparence politique avait trouvé son preux chevalier avec WikiLeaks. Désormais, les défenseurs de la nature peuvent compter sur WildLeaks, une plateforme participative destinée à faciliter l’identification, l’arrestation et les poursuites judiciaires de trafiquants, hommes d’affaires et politiciens impliqués dans le braconnage d’espèces animales et végétales protégées. Lancé en 2014 par l’association Elephant Action League (EAL), WildLeaks invite toute personne possédant des informations sur la criminalité environnementale (évaluée à 190 milliards d’euros par an) à témoigner anonymement sur son site internet.

Pour assurer la sécurité des contributeurs, les données recueillies sont cryptées, puis analysées par des experts et des reporters d’investigation afin d’ouvrir des enquêtes. Depuis sa création, WildLeaks a permis d’informer le monde sur le trafic de cornes de rhinocéros et l’abattage illégal des loups en Finlande. En mars 2017, un trafiquant d’oiseaux s’est fait arrêter en Thaïlande grâce aux données fournies par l’EAL.

Parmi les sujets déjà en ligne, vous verrez :

  • La chasse illégale en Afrique du Sud et au Mozambique
  • Vidéos cruelles de chasse illégale en Tanzanie – Green Mile Safari
  • L’abattage illégal des loups et des ours en Finlande
  • Possible piégeage illégal de la faune en Finlande
  • Vente en ligne de la corne de rhinocéros
  • Rapport sur l’exploitation forestière illégale au Laos
  • etc etc

Le site est actuellement disponible en français, anglais, portugais et espagnol.

Source : Terre Sauvage n°340

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